Jeudi 15 mai 2008

Le réveil sonne à 6h30. On a dormi comme des loirs, sans savoir s'il y avait du bruit ou pas. Quelle différence avec Lima ! Apparemment, vu les têtes au petit-déjeuner, on n'est pas beaucoup à être dans ce cas. Et puis l'ambiance est bizarre. On a vraiment l'impression que le voyage est déjà fini, même s'il nous reste à visiter Santiago.

Pianqui arrive vers 8 heures et nous embarque avec armes et bagages pour le City Tour. Les bagages vont rester dans le bus pendant  que nous visiterons le centre à pieds.

La capitale du Chili a été fondée au 16ème siècle par Pedro de Valdivia, un conquistador espagnol qui en a chassé les indiens Mapoche. Lesquels le lui ont bien rendu plus tard. D'ailleurs, la ville d'origine a été bâtie entre les deux bras du Rio Mapocho. Mais pour nous, nulle trace de la rivière. Nous nous contenterons d'un tour rapide dans les quartiers les plus remarquables (comprendre "à touristes") : le Wall Street local, el mercado cenral (les halles du marché), les rues commerçantes, la Plaza de Armas (il y a toujours une Plaza de Armas, dans les villes sud-américaines) entourée de la cathédrale, la poste et le musée de la Nation. Y trône également une belle statue équestre du fondateur de la ville qui fut par la suite nommé gouverneur du Chili, ainsi qu'un superbe plan de la ville en 1712, encastré dans le pavage de la place.

Plus loin, nous aurons un aperçu de la Moneda, le Palais présidentiel, siège du pouvoir qui connut des heures sombres, notamment lors du coup d'état de 1973 qui renversa Salvador Allende. Mais de tous ces bâtiments, nous ne verrons que l'extérieur. Il est trop tôt pour les visites.

J20_Santiago_Cathedrale J20_Santiago_CentreCommercial J20_Santiago_Moneda

J20_Santiago_MercadoSantiago a des allures très européennes. On dirait un mélange de New York et Paris. D'ailleurs, beaucoup de bâtiments sont a structure métallique style 1900, qui ont été fabriquées en France : la gare, le marché.
Malheureusement, le tour est effectué sur les chapeaux de roue, et la majorité des bâtiments sont fermés. Il n'y aura pas de visite culturelle aujourd'hui. Quand je disais que ça sentait la fin... En tout cas tout le monde est d'accord pour dire que cette journée à Santiago est celle de trop. On aurait tellement aimé rester sur nos dernières impressions de l'Atacama.

Il est 9h45. Nous nous séparons de Jean-Michel et Agnès qui restent une journée de plus pour aller jusqu'à Valparaiso. Pour nous, il est temps d'aller à l'aéroport. Christine regarde sa montre. On dirait qu'elle stresse. Une fois arrivés, nous nous mettons dans la file pour l'enregistrement, mais Pianqui nous dit finalement de passer dans la file spéciale. Ben voilà, avec MP on était les premières, et on se retrouve en queue de peloton. En plus, cette nouvelle file n'avance pas, comparée à l'ancienne - Et cette fois, c'est pas ma faute ! - De l'autre côté, on serait passées depuis longtemps ! Mais bon, allez, on s'en fiche. On est encore en vacances.
Nous disons au-revoir à Pianqui et allons passer les formalités de police. De l'autre côté, j'écoule mes derniers pesos en magnets, milkyways et CD de musique chilienne pour mes parents (ils en ont de la chance !), puisque la monnaie chilienne ne peut pas être changée hors du pays.
Le temps passe vite : il est déjà l'heure d'embarquer. Et encore une fois, on a grillé tout le monde. De quoi faire mentir ma réputation. Un petit repas, un peu de Sudoku pendant qu'on survole la cordillère des Andes, puis dodo (enfin, on essaie).

Nous arrivons à Madrid avec plus d'une demi-heure de retard. Il va falloir se dépêcher pour attraper la correspondance, d'autant qu'on est à un bout du terminal, et que le vol pour Paris et à l'autre bout de l'autre terminal.
Heureusement, il n'y a personne dans la file d'attente. Du coup, on se dit qu'on peut peut-être passer sous les rubans plutôt que de suivre le long labyrinthe, non ? Aïe ! La policière n'apprécie pas. Vite, retour arrière, prenons sagement le labyrinthe ! Et voilà qu'au passage du portique, je sonne... Forcément, j'avais pas eu le temps d'enlever ma ceinture. Demi-tour sans la ceinture... ça sonne toujours. Et là, je me fais passablement engueuler parce que j'avais pas enlevé mon bracelet ni ma montre. Ouais bon ça va, hein ! Un sourire ça vous écorcherait ??? Du coup, j'ai droit à la fouille au corps. Y'avait longtemps... Ils n'ont vraiment rien d'autre à faire. Je suis sûre qu'il y a de la vengeance personnelle dans l'histoire. A cause du passage sous le ruban à tous les coups ! Maiiiiis euuuuuh ! J'ai grillé personne. Y'avait personne dans la file d'attente ! C'est pô juste ! Quand je pense qu'ils n'ont même rien dit pour les cannettes de coca dans le sac ! Ca y est, je suis de mauvaise humeur. Comme dit MP, on voit que je suis de retour à Paris ! Mais bon, je voudrais bien vous y voir, si ça tombait toujours sur vous et qu'en plus, on trouve jamais rien (ben oui, je suis un modèle de passager).

Finalement, nous attrapons notre vol pour Orly de justesse, mais il va quand même falloir attendre pour monter à  bord, car le chef de cabine est au téléphone. J'en profite pour remettre ma ceinture, ce que je n'ai pas eu le temps de faire. Parce que là, je perds mon pantalon.

Arrivée à Orly avec 10 minutes d'avance. Nous récupérons les bagages sans encombre et retrouvons mon oncle Rémy venu nous chercher en voiture. Ne pas avoir à rentrer en transports en commun, ça c'est le pied !

Bon sang quel voyage ! Les souvenirs vont me rester très longtemps. Les images, les sensations sont gravés dans ma tête et dans mon cœur. Aujourd'hui encore, deux ans après (oui, je sais, j'ai pris mon temps), en écrivant ces lignes, je revis ce voyage avec tout autant d'émotion.

Merci à MP d'avoir trouvé le voyage et Viventura, et de m'avoir accompagnée pendant ces 3 semaines, avec toujours autant de décontraction et de bonne humeur. Merci à Nico pour avoir été un guide formidable, à tous les membres du groupe pour la super ambiance de ce voyage et pour tous les moments partagés. Je suis ravie de vous avoir rencontrés et d'être encore en contact avec certains d'entre vous. Marylise et Paul, à bientôt en Argentine !

Et puis, Esteban, Zia et Tao, merci de m'avoir donné envie, gamine, de visiter votre pays. Merci d'avoir éveillé ma curiosité et de m'avoir mis l'eau à la bouche avec tous ces petits reportages de fin d'épisode. Esteban tu restes mon héros pour toujours. ;-)