Samedi 10 mai 2008

Aujourd'hui, on avait le choix : un sommet à plus de 5000 mètres, la descente de la route de la mort en VTT, la visite du site pré-colombien de Tiahuanaco (qui, paraît-il, inspira à Hergé son Temple du Soleil)... avec MP, on n'a pas eu à se concerter longtemps : nous aujourd'hui, on fait shopping !

Alors que Mireille, Gérard, Paul et Marylise sont partis à l'aube pour leur ascension, et que Alain est allé bravement affronter la route de la mort, nous nous levons tranquillement à 8 heures (si, c'est tranquille) : petit déjeuner, un tour sur internet, et munies des recommandations de nos guides (papier comme en chair et en os), nous partons à la découverte de la capitale bolivienne. Si on en croit tout ce petit monde, en tant que jeunes touristes femelles, nous sommes tout de même à la merci de gros méchants arnaqueurs et autres pickpockets. Donc, méfi ! Là, j'ose même pas sortir mon appareil-photo. C'est nul.

J15_LaPaz_PlazaSanFranciscoAllez, hauts les cœurs ! Première chose à faire : changer un peu d'argent. Nous descendons donc vers la Plaza San Francisco et trouvons rapidement notre bonheur. Direction les boutiques. A bien y réfléchir, je crois qu'on a dû entrer ... dans à peu près toutes. J15_LaPaz_ShoppingEt après négociations, nous repartons avec bonnets, écharpes, chaussettes, sac (oui, je sais, mais on se refait pas), vigogne, etc... MP a tout claqué en une matinée - mais elle a bien négocié sa nappe avec la Mama.
Va falloir recharger en munitions pour cet aprem. La matinée ayant été fructueuse, nous rentrons à l'hôtel déposer nos trésors et manger à la cafétéria. C'est long... On le savait pourtant.

Nous repartons vers l'avenue Santa Cruz, retrouvons notre changeur d'argent, puis montons vers la place Murillo où se trouvent le palais du gouvernement, le palais législatif et la cathédrale où se déroule un mariage (avec les mariacchis !). C'est beau ... mais il y a tellement de pigeons sur la place que ça nous fait renoncer à notre glace. Sales bêtes ! Toujours là où il faut pas.

Nous repassons par la plaza San Francisco et ses avenues embouteillées que ne renierait pas Paris. Quoique, ce qui surprenne le plus ce soient les pentes de la cuvette tapissées de constructions. Pas un pouce de terrain qui n'y échappe. Voilà ce qu'on appelle de la concentration urbaine. Nous continuons notre shopping tout doucement, à notre rythme. Il faut dire que La Paz, c'est que des montées et des descentes. Et pas des petites. Alors faut pas fatiguer trop vite. Cette fois, nous visitons les enchevêtrements de petites rues commerçantes en faisant les magasins de chaussures. Sauf que c'est les collections d'hiver. C'est pas drôle.

J15_LaPaz_Mariage J15_LaPaz_Pigeons J15_LaPaz_Embouteillage J15_LaPaz_Glaces

A un moment, nous sommes arrêtées par un type qui semble touriste et nous pose des questions en parlant de la police. Je ne comprends pas tout, mais ça ne m'inspire pas confiance, cette histoire. Ca me rappelle pas une des arnaques décrites dans mon guide ? MP s'arrête, mais je lui fais signe, pas trop rassurée. Finalement, nous laissons le gars à ses problèmes - oui, je sais, je ne suis ni très charitable, ni très courageuse. Mais compte-tenu de ce qu'Anne et Marie-Rose nous raconterons le soir-même, je n'ai franchement aucun remord. Parce que elles, elles ont été embarquées par de faux policiers qui leur ont piqué leurs cartes bleues.

J15_LaPaz_AfterShopping

De retour à l'hôtel, nous faisons le point sur nos achats. Le problème va être de tout faire rentrer dans les sacs... MP s'y attelle avec ardeur, tandis que je me félicite de mon nouveau sac qui va bien servir.

Puis un petit tour sur internet pour rédiger le journal de bord, et vers 19h30, Nico et Jacques, un ami qu'il vient de retrouver, nous proposent d'aller dîner dans un restaurant qui ressemble drôlement à un antiquaire. Incroyable ! Il y a les meubles de mes arrière-grand-mères ! On dirait un peu la maison de la famille Adams. Le repas est excellent, dans une bonne ambiance. Et, il faut le dire, c'est là que nous découvrons LE nectar de ce voyage : un vin chilien nommé Casillero del Diablo. Et pour ne rien gâcher, on a enfin notre glace.

Comme avec MP on avait prévu d'aller se boire un cocktail, nous voilà tous partis pour le pub "El sol y la luna". MP prend sa traditionnelle Tequila Sunrise de voyage (même sans le coucher de soleil, ça le fait), tandis que je suis au Blue Moon et ces messieurs à la Caïpirinha, un cocktail à base Cachaça, un alcool brésilien. La soirée est excellente, et nous rentrons à l'hôtel vers minuit et demi, un peu joyeux... Heureusement que la rue est en descente. Mais, c'est normal qu'elle tourne comme ça ?

Euh... On devait contrôler le linge de retour de la blanchisserie, ce soir ? Ca va être ... "coton" Ouarf!!!!