Avouez ! Vous y avez cru, hein, que j'avais jeté l'éponge. Et bien non, me revoilà avec la suite de ce récit au combien palpitant (si si, je vous assure!). Bon, c'était quoi la suite, déjà ? Ah oui ...

Mercredi 7 mai 2008

J'ai vu Machu Picchu ! Non mais vous le croyez ça ????
Histoire de me convaincre que c'est bien la vérité vraie, on y retourne d'ailleurs ce matin. Il ne fait pas encore jour, que nous sommes déjà, et ce malgré nos jambes endolories par la grande épreuve de la veille et les escaliers particulièrement difficiles à descendre ce matin, en train d'attendre les premiers bus qui montent à la Cité.

J12_AC_AubeMachuPicchuPile-poil à l'heure pour voir le soleil se lever sur la citadelle. Au fur et à mesure que l'astre solaire monte dans le ciel, le pic puis la ville entrent dans la lumière. C'est beau. Et pour une fois, je vais pas me casser tout de suite ! ;o) Le ciel est bleu, sans nuages. Ça va être une journée splendide pour visiter en endroit pareil... CERTAINS photographes vont encore râler que c'est mieux et plus vendeur avec des nuages, mais moi, ça me convient très bien.

J12_AC_DepartWaynaPicchuTandis que MP, super-motivée et gonflée à bloc, va faire l'ascension du Wayna Picchu, je décide de suivre la visite guidée de Noé. Moi, je préfère l'histoire et l'archéologie aux sensations fortes. Il paraît que le chemin pour monter au pic qui surplombe la ville est assez vertigineux, et je ne tiens pas à rester coincée au milieu comme ça m'est déjà arrivé sur le Carlit ou la piste rouge de La Plagne. Mais ça, c'est une autre histoire. Nous voilà donc à suivre le dédale des escaliers et des anciennes rues, pour découvrir au détour d'un pan de mur, une fontaine où on arrête l'eau d'un doigt, le temple des trois fenêtres sur la place sacrée, le temple du soleil dont l'emplacement des fenêtres a été calculé pour être dans l'alignement parfait des rayons du soleil aux solstices d'hiver et d'été, le temple du condor dont les murs symbolisent les ailes tandis que la tête de l'oiseau est gravée dans la dalle, le quartier des artisans en bas de la ville, puis la partie haute avec sa place publique où se rassemblaient les habitants pour entendre les communications de L'Inca. Ou encore la Roche Sacrée taillée selon la silhouette du pic à l'horizon, auquel il se superpose parfaitement, ou la carrière à même la ville qui a permis de tailler ces immenses blocs que l'on voit partout, parfaitement ajustés. Et dire que toutes ces merveilles sont en sursis...

J12_AC_MPicchuPorte J12_AC_Apic J12_AC_MPicchuTempleLune J12_AC_MPicchuTempleSoleil 
J12_AC_MPicchuCondor J12_AC_MPicchuCarriere J12_AC_MPicchuRoche

Au détour d'une maison, nous découvrons soudain Nico qui lézarde au soleil. Ah ben Bravo ! Et dire qu'on le croyait la-haut sur la montagne (OK, je l'ai déjà faite, celle-là). J12_AC_MPicchuMaPhotoEn fait, l'accès à Wayna Picchu est limité à 400 personnes dans la journée, alors comme il connaît, il a préféré laisser sa place. OK, puisque c'est comme ça, moi aussi je vais faire ma larve. D'ailleurs, à partir de maintenant c'est quartier libre jusqu'à 11h45. Je continue donc à me balader un peu dans les ruines, puis je monte vers les hauteurs de la ville pour avoir une vue d'ensemble et faire LA photo qui tue (enfin, qui tuera tous ceux qui ne sont jamais venus et qui la verront. La photo à rendre malade de jalousie, quoi), et je finis par m'installer sur une terrasse, au calme, pour écrire mes cartes postales. Ça aussi ça va faire des jaloux. Chic alors !
La vue depuis mon petit refuge vaut de l'or. Pourtant, rapidement, une impression bizarre m'envahit. Je me sens observée, pas vraiment en sûreté. J12_AC_MPicchuLamaEn levant les yeux et en me retournant, je découvre alors un lama - ou serait-ce un alpaca ? - qui me surplombe de toute sa hauteur combinée à celle de la terrasse du dessus. Ça fait haut, quand même ! En y regardant de plus près, il a été poussé au bord de cette terrasse part des hordes de touristes (oui bon, j'exagère un chouïa) qui veulent le prendre en photo. Et là, il a l'air de se demander comment il va s'en sortir. D'autant que les sangsues ne le lâchent pas. Vous savez ce que c'est, les touristes à appareil-photo : pire qu'un essaim de guêpes parisiennes autour d'une canette de Coca. Et c'est stressé, la guêpe parisienne. Je sens que ça va mal finir, cette histoire. N'écoutant que mon instinct de survie au combien prononcé, je me lève d'un bond, avec toute l'élégance que me permettent mes courbatures de la veille. Je n'ai pas plutôt vidé les lieux que la bestiole saute de son perchoir et atterrit pile à l'endroit où mes petites fesses ont aplati l'herbe. Pas le temps de faire un pas que le voilà déjà sur la terrasse inférieure, fuyant la tête haute et la mine dédaigneuse les touristes déçus.
Salut ! C'était sympa la visite ! Merci d'être passé. C'est qu'il ne faut pas l'emmerder, le lama !

Mais déjà, voilà MP de retour de son expédition sur les hauteurs de la "Montagne Jeune"  (Wayna Picchu) où elle a eu affaire à une autre catégorie de touristes assez exceptionnelle : les japonais qui grimpent en gants blancs. Selon ses dires, là-haut c'était chouette, mais assez vertigineux. Finalement, mon tête à tête avec le lama aura été bien plus amusant, en y repensant.

Nous redescendons vers les bus, non sans remarquer au passage un spécimen assez exceptionnel de Barbie italienne - permanente blonde parfaite, petit jean moulant blanc, top dos-nu et talons compensés de la même couleur - qui est arrivée là par on ne sait quel miracle vaticanesque. Bye bye Machu Picchu ! Maintenant, je pourrai dire "j'y étais".

J12_AC_InkaWasi J12_AC_14IncasArrivé à Aguas Calientes, le groupe affamé investit l'Inka Wasi, une pizzeria où l'on peut admirer le portrait des 14 Incas. Puis, après un dernier petit tour dans les rues de la ville histoire de ne pas laisser refroidir cuisses et mollets, nous nous acheminons vers la gare en prévision de notre retour vers Cusco.
Tiens, revoilà Rasta-man et ses japonaises. Erreur, il manque notre Christina. Y'aurait-il eu de l'eau dans le gaz ?

Le train nous dépose à Ollantaytambo, où nous attend un bus, ce qui va nous éviter la fastidieuse descente de la cuvette de Cusco. Le paysage est joli et je me fais une petite séance photo "spéciale dédicace CS".

J12_AC_Nuage1 J12_AC_Nuage2 J12_AC_Nuage3 J12_AC_Nuage4

J'en serai quitte pour descendre en ville à notre arrivée, pour faire graver mes photos sur CD. La pénurie de carte mémoire guette. On a beau être prévoyant, le Pérou ça ne pardonne pas.
Puis Christine, MP et moi décidons pour cette soirée libre, de retourner manger au "Papillon", le premier restaurant de notre séjour ici. Apparemment, on n'est pas les seuls à avoir eu cette idée, mais une fois n'est pas coutume, nous réussissons à nous faire servir assez rapidement. Trop fortes !
Allez, c'est pas tout ça, mais on a un journal de bord à faire avant d'aller se coucher. Et ça, c'est pas une mince affaire, vu notre état de fatigue.